ATMOSPHÈRES / CIEUX SOUS TENSIONBasile Ducournau

LE PHOTOGRAPHE

 
Basile aime explorer. Il cherche et découvre; de grands espaces, une lumière rare, un instant hors normes ou surprenant.

Fasciné par les éléments : tempêtes, orages ou grands froids, il peut parcourir des milliers de kilomètres pour vivre une météo particulière. La chasse à l’orage l’emmène aux quatre coins de la France et jusqu’aux USA, dans la Tornado Alley, où il a déjà cinq fois sillonné les Grandes Plaines, pendant la saison chaude.

Là-bas, après une longue journée de « chasse », s’arrêter au milieu de nulle part devant une colonne de nuages en rotation de quinze kilomètres de haut, au coucher du soleil, c’est sa récompense : l’instant rare.

PHOTOS

L’EXPO

« Constamment en quête de lumières rares, d’un instant atypique ou surprenant à immortaliser, je me passionne pour la photographie au sens large, mais suis également un inconditionnel observateur du ciel »

De la tempête verglaçante à la tornade dévastatrice, en passant par la douceur d’un orage au clair de lune, Basile joue sur les contrastes de lumières et de couleurs de ces moments suspendus.

Son travail, dénommé « Cieux sous Tension » et exposé lors de l’exposition « Atmosphères » avec Bruno Meignien, nous emmène à la découverte des éléments déchaînés et de leur beauté furtive.

DOSSIER DE PRESSE

L’ORAGE PARFAIT

C’est la photo de mes rêves. La toute dernière prise au terme d’un périple d’un mois dans le centre des plaines américaines. Ainsi, à l’occasion de cette ultime traque aux orages, nous tombons nez-à-nez avec une cellule orageuse très électrique, délivrant régulièrement des impacts de foudre venant frapper les terres arides du Nouveau-Mexique. Puis arrive ce moment. Ce moment précis où un coup de foudre a eu la merveilleuse idée de venir tomber parfaitement dans l’axe de la route qui s’éloignait en direction de l’horizon. Ce véhicule blanc semble rouler vers un futur incertain, après s’être arrêté très peu de temps auparavant à notre niveau. Le conducteur semblait alors quelque peu s’interroger sur notre présence ici… Le genre de coup de chance qui n’arrive qu’une seule fois dans la vie d’un chasseur d’orages!

PETIT, MAIS PUISSANT

Dans le nord du Texas, au cours d’une chaude soirée de fin mai, j’ai eu la chance d’observer l’approche d’un splendide orage vespéral isolé sous lequel se trouvait un rideau de précipitations incroyablement dense et opaque. Sur près d’une vingtaine de minutes, cet orage idéalement placé m’a offert de grandes chutes de foudre, belles et ramifiées, et ce dans une merveilleuse ambiance crépusculaire et sa farandole de couleurs.

DEUX GÉANTS FACE-À-FACE

Ce 4 août 2017 fut une journée bien instable en Arizona, et notamment sur le secteur du Grand Canyon où, après un début de matinée plutôt couvert, le ciel s’est rapidement dégagé pour laisser place à de larges éclaircies. Puis, comme souvent à cette période de l’année, des nuages plus instables ont commencé à se développer, et à prendre de l’ampleur. Cet orage, très isolé, s’est rapidement renforcé pour laisser apparaître un rideau de précipitations particulièrement dense et, bientôt, laisser entendre de premiers coups de tonnerre, puissants, et aux échos si particuliers au cœur de cet environnement unique. Puis l’orage est passé. Jusqu’au prochain. C’est ici le temps de la « Monsoon »

UN ORAGE QUI A DU PIQUANT

Sensations de dépaysement total lors de deux jours de chasse à l’orage au Mexique. Un très bel orage se montre à la tombée de la nuit, isolé et électriquement très actif. Cependant, courir après l’orage dans cette partie aride du Mexique n’est pas chose aisée, et il nous faut composer avec des routes en assez mauvais état, peu nombreuses qui plus est, et sans internet, souvent indispensable au suivi des conditions météorologiques en temps réel. Une chasse à l’orage totalement  » à vue  » donc. À l’ancienne…!

UN GÉANT EN DÉCLIN

Un orage lointain éclate à l’horizon, troublant à peine le calme d’une belle nuit de printemps étoilée dans les plaines du Kansas. Au son d’innombrables petits insectes vibrionnant et crissant inlassablement au beau milieu de cette douce nuit, les ultimes décharges de cet orage s’espacent à mesure que le phénomène s’affaiblit. À cette distance, pas un seul coup de tonnerre n’est audible et seul le concert de ces centaines de petites bêtes arrive à nos oreilles.

LE RENDEZ-VOUS DE L’HEURE BLEUE.

Nous faisons ici face à de somptueux éclairs inter-nuageux à l’avant d’une « supercellule » (orage en rotation) de type « LP », un acronyme pour « Low Precipitation ». Traduisez « avec de rares ou de faibles précipitations ». En général, un régal pour le photographe, car la pluie ne cache pas le phénomène… Et ne le mouille pas ! Cet orage dévoile ses charmes pendant l’heure bleue – d’autres diront « entre chien et loup » -, un moment de la journée particulièrement recherché par les chasseurs d’orages et les amoureux de belles lumières.

UN ORAGE HORS-NORMES

L’ambiance était lourde et particulièrement instable en ce 6 juillet 2017 au nord de la Seine. A Rouen, l’orage vers lequel nous avions commencé à nous diriger s’est divisé (storm-splitting), donnant désormais deux formations distinctes particulièrement bien structurées, l’une se déplaçant vers le nord, l’autre en direction de l’est. Nous avons suivi la seconde « cellule » orageuse, qui, arrivant dans un environnement très favorable à son développement, s’est soudainement renforcé en supercellule, une structure en rotation marquée, particulièrement esthétique et pouvant donner lieu aux phénomènes les plus violents, y compris les tornades. Je n’ai pas souvenir d’avoir déjà eu l’occasion de contempler une telle aspiration sous un orage de ce genre en France ! Au final, ce fut un déluge de coups de foudre explosifs tombant tout autour de nous, des grêlons atteignant 5 cm, localement plus, des pluies diluviennes et de fortes rafales de vent… En quelque mots : ça tournoyait dur !

THE WEDGE

Chapman, Kansas, par une chaude journée de mai 2016, au coucher du soleil. Une supercellule excessivement violente s’est formée dans un environnement atmosphérique très instable. Sous ses bases s’est formée une puissante tornade dite « wedge », c’est-à-dire, visuellement, aussi large que haute. Au sol depuis près de 90 minutes, elle est alors distante de moins d’un kilomètre. La pluie défile à l’horizontale, le vent plaque la végétation au sol, les débris volent en tous sens… L’espace de quelques instants, c’est comme si le monde tout entier tournait autour de cette immense colonne de vents…

Dossier de presse de l’exposition « Atmosphères » à la Galerie des Photographes.
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